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L’apprentissage de la propreté

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L’apprentissage de la propreté (AP) est un processus dynamique, qui ne se déroule pas toujours aisément. Les parents se posent souvent de nombreuses questions : quand commencer, comment s’y prendre, etc. Autant d’interrogations qui sont source d’irritation et d’incertitude chez les jeunes parents. Ils sont par ailleurs submergés par une abondance d’information sur l’apprentissage de la propreté. Il s’agit incontestablement d’un des moments-clés du développement des jeunes enfants les plus discutés et sur lequel tout le monde a son avis et sa vision propres.
 
Partout dans le monde, les parents doivent à un moment ou un autre de la vie de leur enfant s’atteler à l’apprentissage de la propreté. Ce processus est un passage obligé dans le développement de l’enfant afin de répondre aux exigences de la société. Il s’agit par ailleurs d’une des phases de développement les plus difficiles que les jeunes enfants en bonne santé doivent parcourir avec succès pour satisfaire aux normes socioculturelles de notre société occidentale.
 
On considère qu’un enfant est propre lorsqu’il porte une culotte en journée, arrive à indiquer lui-même son besoin d’uriner ou se dirige tout seul vers son petit pot pour y faire pipi. C’est-à-dire sans que les parents ou éducateurs ne doivent lui rappeler d’aller aux toilettes (= réaction indépendante au besoin). L’enfant a maximum un accident par jour.
 
La propreté est un processus d’apprentissage à première vue complexe et social qui exige des efforts, de la patience et du temps.
 
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Ces 70 dernières années, la tendance en Occident a été de commencer l’AP plus tard. Non seulement l’âge auquel on commence est plus tardif, mais aussi celui où l’enfant atteint la propreté, le second résultant peut-être du premier. Alors que dans les années 40, on commençait encore l’AP avant 18 mois, aujourd’hui, on attend que l’enfant ait de 21 à 36 mois, tandis que l’apprentissage intensif (l’enfant est mis sur le petit pot au moins 3 fois par jour) a lieu à 28,7 mois en moyenne. De nombreux chercheurs font état de ce délai de la propreté. Fin des années 90, les enfants atteignaient la maîtrise de la vessie et des intestins 12 à 15 mois plus tard que les enfants qui étaient entraînés à être propres dans les années 50. Chez nous, les jeunes enfants peuvent aller à l’école dès l’âge de 2,5 ans. De nos jours, seul un cinquième (20%) des enfants flamands de 2,5 ans est sec en journée, alors qu’ils étaient 90% dans les années 60. 
Selon les chercheurs, les causes de ce délai ne sont pas liées à l’enfant mais à son environnement.
 
Le fait d’être propre à un âge plus tardif peut avoir des conséquences négatives tant pour l’enfant (grande dépendance des parents, constipation, dermatite des langes, refus de déféquer dans le petit pot, problèmes d’évacuation, propreté nocturne plus tardive, incontinence d’urgence, etc.) que pour les parents (frais de langes, frustration, etc. ) et la société (environnement: les langes jetables constituent 8,5 % de nos déchets non recyclables ; qualité de l’enseignement maternel : trop peu de temps pour les tâches pédagogiques, etc.).
 
Depuis 1900, les méthodes d’apprentissage de la propreté dans le monde occidental ont oscillé entre une approche intensive et plus contrôlée et une approche plus douce et plus passive: La méthode centrée sur l’enfant de Brazelton, la méthode comportementale structurée d‘Azrin et Foxx et la méthode du lange musical Vermandel, qui réunit des éléments des deux autres méthodes.
 
Quel est dès lors le meilleur âge pour commencer l’apprentissage de la propreté: 18 mois, 24 mois ou plus tard, voire plus tôt?
 
Signaux de maturité
Quel est le moment le plus adapté pour commencer l’apprentissage de la propreté? De nombreux chercheurs ne sont pas d’accord sur ce point. Ce qui est établi, par contre, c’est que la maturité de l’enfant est un indicateur important. L’enfant doit être « prêt, mûr » avant de commencer à aller sur le petit pot. Plusieurs chercheurs établissent qu’on peut présenter le petit pot à l’enfant vers 18-24 mois pour lui faire découvrir l’apprentissage de la propreté. A cet âge, la plupart des enfants sont en effet suffisamment murs. Les indicateurs de maturité sont des signes qui montrent que l’enfant à prêt à apprendre la propreté. Ces signaux sont liés au développement de l’enfant et déterminent à quel moment un enfant est prêt pour l’apprentissage de la propreté. Les différents signaux de maturité qui interviennent dans le processus de la propreté sont repris dans le tableau 1.
 
Tableau 1: liste des signaux de maturité
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Signaux d’élimination
Tous les signaux qu’émet un enfant pendant qu’il fait pipi/va à selle = de la communication non verbale. Ces signaux annoncent que l’enfant doit faire pipi et/ou aller à selle. Plus les parents (re)connaissent les signaux d’élimination, plus facilement ils seront capables d’estimer si leur enfant doit faire pipi ou aller à selle. Sur cette base, ils peuvent alors décider si leur enfant est prêt pour l’apprentissage de la propreté. La reconnaissance des signaux d’élimination semble être partout dans le monde un important facteur d’accompagnement individuel de l’enfant. Mais aurions-nous perdu l’habitude d’observer les jeunes enfants ? Les chercheurs décrivent les possibles signaux d’élimination afin de reconnaître et anticiper le besoin de l’enfant de faire pipi/aller à selle et de donner du feedback à l’enfant. Il s’agit d’un processus de prise de conscience. Quelques exemples de signaux d’élimination: adopter la position assise sur la toilette, montrer un intérêt soudain pour le petit pot et le comportement d’élimination du frère, de la sœur ou des parents, quitter soudainement la pièce pour être seul ou rechercher un coin tranquille, s’arrêter de jouer, changer d’expression, regarder ou tenir ses mains à hauteur de ses parties génitales.
 
Selles
Une conséquence possible du délai de l’AP est le refus d’aller à selles sur le petit pot (chez environ 20% des enfants). Dans certains cas, ceci peut mener à la constipation, surtout lorsque ce comportement se poursuit au-delà de quatre ans et/ou lorsque l’enfant présente un comportement de rétention: il serre les fesses, se met sur la pointe des pieds ou se balance. Ces derniers temps, on observe aussi une nouvelle tendance: les enfants demandent un lange pour y aller à selle, alors qu’ils sont déjà propres en matière de pipi. Les raisons de ce refus d’aller à selle sur le petit pot sont variées et souvent difficiles à déterminer: un apprentissage de la propreté trop précoce ou trop rigide, des angoisses irrationnelles liées au fait d’aller aux toilettes, une défécation dure et douloureuse, etc.
 
Chez 95% des enfants souffrant de constipation, il n’existe pas de cause physique sous-jacente. On parle dans ce cas de constipation fonctionnelle. Les symptômes sont des selles grandes et/ou dures, une défécation douloureuse, la rétention et parfois le refus d’aller sur le petit pot, le besoin de pousser douloureusement, des maux de ventre ou une quantité importante de selles dans le rectum. Aller à selle est alors associé après un petit temps à la douleur, si bien que les enfants présentent plus souvent une attitude de rétention. Les selles deviennent alors plus dures et on entre finalement dans un cercle vicieux, entretenu par les mécanismes que l’enfant a lui-même mis en place pour reporter la défécation. Dans certains cas, l’accumulation de selles peut mener à une perte de selles ou appuyer sur la vessie, entraînant ainsi une perte d’urine.
 
Autres éléments intéressants mis en évidence par la recherche :
– Certaines familles attendent l’âge de 3 ans pour commencer l’AP.
– En Flandre, deux puéricultrices sur trois n’ont eu que quelques heures (1-5) de formation sur l’AP, voire pas de formation du tout.
– Il est déconseillé de commencer l’AP pendant des changements au sein de la famille ou des situations de stress (naissance d’un autre enfant, déménagement, etc.).
– Une bonne communication et une concertation entre tous les acteurs de l’AP (même méthode) est importante, sous peine de confusion pour l’enfant.
– L’implication des parents est un élément important. Ils jouent un rôle crucial dans le processus de la propreté. Ils doivent accompagner leur enfant, le motiver et le renforcer tout au long du processus.
– L’imitation est un facteur de facilitation important.
– Immédiatement récompenser la bonne attitude en matière de propreté (conditionnement opérant)
– En moyenne, les filles sont plus rapidement propres que les garçons. Les parents commencent souvent l’AP plus rapidement chez les filles.
– On entend parfois qu’un AP précoce peut mener à des problèmes psychologiques et des troubles du comportement chez l’enfant. Il pourrait aussi être à l’origine de problèmes de miction et de défécation, dont un risque plus élevé d’énurésie nocturne, de rechute et de façon erronée d’uriner. Ceci n’a jamais été prouvé scientifiquement. Selon des chercheurs, il existe sans doute une confusion entre un AP précoce et un mauvais AP. Par mauvais apprentissage, on entend un apprentissage forcé, contraint et incluant la punition.
 
Des recherches plus approfondies s’imposent clairement afin de mieux comprendre le processus d’apprentissage de la propreté.
 
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