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Black-out et délestage au Sud

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Thierry Lecocq, responsable de la maintenance aux Cliniques universitaires de Saint-Luc, estime à quelque 30% le risque d’un black-out. « C’est une situation accidentelle que le gestionnaire, Elia, ne peut maîtriser. Elle débouche sur un effondrement instantané du réseau. Sibelga doit attendre qu’Elia ait relancé le réseau pour réalimenter progressivement les réseaux de distribution. Les hôpitaux sont les seuls clients prioritaires identifiés par le SPF Santé et le SPF Economie. Un black-out peut durer de huit à 24 heures et les institutions hospitalières doivent prévoir une alimentation électrique de secours. » Mais le délestage ? Là, il s’agit d’une interruption volontaire d »approvisionnement d’une partie prédéterminée du territoire. « Le réseau reste sous tension. Le délestage touche avant tout des espaces à faible densité de population ou faible impact économique. La région de Bruxelles-capitale n’est pas concernée, hormis certaines voiries d’Uccle, en bordure de la Flandre. »
Saint-Luc dispose d’un groupe électrogène de 4MVA qui démarre automatiquement en cas de coupure de l’alimentation. Toutefois, seuls les circuits vitaux sont réalimentés. « En cas de coupure et donc de black-out, nous terminons les actes médicaux en cours. On termine une opération mais on n’en entame pas de nouvelle. De nombreuses consultations seraient arrêtées faute d’éclairage. De nombreuses questions se posent : comment passeront les appels gsm vers les techniciens de garde, comment se feraient les retours aux cliniques des ambulances, sachant que la signalisation routière serait perturbée… » Thierry Lecocq parle là d’un black-out, puisque Bruxelles serait largement épargnée par le délestage. « Le projet est en cours d’étude mais certains fournisseurs sollicitent les grands producteurs autonomes tels que sociétés, hôpitaux, entreprises, disposant d’un groupe électrogène de puissance assez importante pour mettre nos moyens, le 4MVA, à la disposition du réseau et donc contribuer un peu aux besoins de tous. »
Des problèmes de téléphonie
Le magazine Le Pharmacien a étudié l’impact du délestage sur le fonctionnement des officines. Il a relevé un aspect important, dont on parle peu : Telenet et Voo ont installé des réseaux basés sur des points-nœuds. En cas de délestage et donc de coupure de courant, la pharmacie X, située dans une zone de délestage, ne peut plus passer de coups de fil mais l’officine Y, sise dans une rue épargnée, n’aura peut-être pas de ligne si le point-nœud qui la relie au réseau est privé de courant. Quid des hôpitaux ? Le CHU de Liège est établi sur plusieurs sites. Un seul d’entre eux pourrait être concerné par le délestage. Comme Saint-Luc, le CHU de Liège dispose de groupes électrogènes très puissants. Christian Franck, le directeur des services techniques, apporte quelques précisions générales : « Nos groupes électrogènes peuvent prendre le relais pendant deux semaines. Nous organisons des tests tous les mois. Leur puissance est largement supérieure à ce qui est nécessaire. Cela va jusqu’à 200% des besoins pour le site du Sart-Tilman, par exemple. Toutes les fonctionnalités médicales, urgences, opérations en cours, etc., resteraient assurées. Nous disposons de batteries assurant un no-break : les services informatiques, le quartier opératoire, les laboratoires, les urgences ne subiraient même pas une coupure brève, le temps que les générateurs prennent le relais. Grâce au système UPS, on ne perd aucune donnée non plus. Evidemment, en cas de panne d’électricité, certaines choses ne fonctionneraient plus : les escalators, l’éclairage des parkings… Mais les services essentiels  continueraient à être assurés. On pourrait reporter une intervention banale mais pas une importante. »
Et la téléphonie ? « Nous sommes connectés à différents réseaux. »
Au CHU de Charleroi, Pauline Delavoye, attachée de presse, se veut tout aussi rassurante : « Il n’y aurait pas le moindre problème au niveau médical sur nos différents sites. Nous possédons un générateur no-break. Nous avons mis en place un comité de pilotage, composé de membres de la direction médicale, technique et logistique. » Au moment de l’interview, début novembre, le comité se trouvait dans une phase d’étude mais à Charleroi non plus, on ne redoute pas de gros problèmes.
 
 

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