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La contention est un problème, pas une solution!

Delen

Il n’existe pas de chiffres précis sur la fréquence de la contention dans les maisons de repos en Flandre. Le dernier rapport de l’inspection de la santé à ce sujet date déjà de 2011. Les résultats n’en sont pas moins parlants: près de la moitié des établissements ne dispose pas ou incomplètement de procédure claire en matière de contention. Deux études réalisées ultérieurement par la KU Leuven dans 14 maisons de repos démontrent que l’utilisation de moyens de contention est très fréquente. La fréquence varie toutefois d’un service à l’autre: chez les personnes démentes, on a se tourne plus vite vers la contention comme dernier recours.
Pendant plus de 10 ans (jusqu’en mars 2014), An Van Wesenbeeck a été coordinatrice des soins aux résidents à la maison de repos Onze-Lieve-Vrouw à Anvers. En 2002, elle a effectué son travail de fin d’études sur l’utilisation de moyens de contention chez les personnes âgées: “La politique de notre maison de repos a toujours consisté en une utilisation aussi limitée que possible des moyens de contention. Ils sont néanmoins encore souvent utilisés sous prétexte que la contention protège les personnes contre les chutes. Elle ne procure cependant qu’un faux sentiment de sécurité. La contention est un problème, pas une solution. En Flandre, il règne encore trop une culture où on veut imposer un comportement socialement souhaitable.”
Analyser et comprendre le comportement
Un élément crucial dans le débat sur la contention est la compréhension du comportement menant à la contention et l’état cognitif du patient et/ou du résident. On accorde pour l’instant trop d’attention aux moyens de contention mêmes, au matériel, plutôt qu’à la situation et aux circonstances. “Il faut toujours se demander pourquoi un résident agit de telle sorte ou réagit dans telle situation. Il faut toujours observer les faits objectivement et tenter de découvrir quels stimuli déclenchent un certain comportement afin de les prévenir. Même dans des situations difficiles, comme l’agression, il faut analyser. En tant que professionnel des soins, il faut essayer de raisonner en se mettant à la place de l’autre et non pas à partir de notre propre mode de pensée. En pratiquant les soins individualisés, on évite aussi la contention.” Dans l’intérêt de toute personne et par respect envers elle, la technique de la contention ne peut être pratiquée qu’après concertation interdisciplinaire. Cela comporte le screening, l’analyse de la situation et du comportement, la concertation, l’application et le contrôle, la notification dans le dossier du patient et l’évaluation de l’ensemble de la procédure. “Chaque cas est différent et exige une approche individuelle. Les choses ne sont pas simples. Dans la pratique, la décision de la contention doit parfois être prise très rapidement en raison d’une situation aiguë. Un problème majeur dans cette problématique est de mesurer et d’estimer la qualité des soins. La contention est un indicateur, mais il y a plein d’éléments qui entrent en ligne de compte”, explique An Van Wesenbeeck, qui donne régulièrement dans les maisons de repos des formations continues sur une approche des soins sans moyens de contention.
Besoin de directives cliniques et juridiques
Il est indispensable d’évaluer constamment à nouveau et de continuer de former le personnel soignant. Des études ont démontré que seule une maison de repos sur cinq dispose d’une politique écrite relative à la contention. L’évolution vers des soins où les moyens de contention sont quasi inexistants dépend de différents points de vue, stratégies et secteurs. Les obstacles à la réduction de la privation physique de liberté sont la politique de l’établissement, mais aussi l’attitude du personnel soignant à l’égard de la sécurité et du changement en termes de contention, les compétences et les méthodes alternatives. On a besoin en Flandre d’une politique offrant des directives cliniques et juridiques quant à l’utilisation de la contention physique. Des recherches plus poussées à grande échelle sont indispensables. Afin d’éviter toute confusion autour de la définition de la contention physique et des moyens de contention, un cadre de référence univoque doit être utilisé.
Alternatives?
“Il n’existe pas de loi concrète relative à la contention, bien des législations et des prescriptions qui réfèrent aux activités et actes infirmiers. La famille ne possède aucune compétence sur les actes infirmiers. Dans notre maison de repos, l’autorisation n’a d’ailleurs jamais été demandée pour l’utilisation de méthodes de restriction de la liberté. La compétence du personnel soignant doit toujours être respectée. L’entourage du patient ou résident doit toutefois être correctement informé du comment et du pourquoi du traitement. La formation continue du personnel soignant est un must. Le manque de connaissances relatives à la contention physique peut en partie expliquer sa large acceptation”, ajoute An Van Wesenbeeck. Existe-t-il des alternatives et un régime entièrement libre de contention est-il réalisable? Aux Pays-Bas, oui. Il y a là des exemples où la contention est complètement bannie. Une formule magique? Pas vraiment! C’est juste qu’on y raisonne d’une toute autre façon: au lieu de réfléchir à ce qu’il y a de mieux pour le résident/patient, on essaie de découvrir ce que le résident souhaite lui-même. On y travaille surtout de manière corrective …

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