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L'approvisionnement des médicaments dans les maisons de repos a tout à gagner avec la contribution active du pharmacien

Delen

« Jusqu’à il y a trois ans environ, la gestion des médicaments était tout simplement catastrophique dans les maisons de repos, » déclare Francis Nagels.
« Il était question d’un pourcentage d’erreur de 12 à 14%. Cela signifie qu’un occupant sur sept ne recevait pas les bons médicaments. Pour nous, il fallait tirer la sonnette d’alarme. » D’après Francis Nagels, la cascade médicamenteuse dans les maisons de repos est beaucoup trop complexe. Souvent, cela se passe encore comme ceci : un pharmacien fournit l’emballage, un infirmier prépare la dose par patient. Ensuite, les médicaments sont apportés au patient par une troisième personne. Ce trajet est trop compliqué, et c’est ainsi que des erreurs surviennent.  Notre point de départ est le suivant : comment optimaliser la qualité de la fourniture des médicaments ? Le bon médicament au bon moment pour le bon patient : tel est l’objectif.
L’optimalisation des différentes étapes contribue à une fourniture sûre et fiable des médicaments au patient. »

Préemballage

« Nous nous sommes rapidement rendu compte que des systèmes plus efficaces étaient utilisés ailleurs, comme au Canada, où, depuis plus de 30 ans, on utilise le système de préemballage des médicaments. Le préemballage peut se faire manuellement par redistribution dans des blisters ou automatiquement, à l’aide d’un système de distribution robotisé et de sachets. Ces deux systèmes fournissent le médicament de manière individualisée, conditionné par période.
Il est ici question d’un « securised monitoring drug deliverance » : les médicaments sont conditionnés dans des blisters individualisés par patient et par période de prise. Cette approche permet d’éviter les erreurs et garantit la traçabilité des médicaments. Avec un tel système, la maison de repos ne doit pas prévoir davantage de personnel pour préparer les médicaments, la distribution se fait plus rapidement et les erreurs diminuent de 80%. » Est-ce que cela nuit au rôle du personnel infirmier ? « Absolument pas. Le personnel infirmier aura comme première réaction de se sentir menacé, mais il comprendra bien vite que cela permet de se consacrer davantage à des tâches essentielles. »

Un pharmacien dans l’hôpital

Francis Nagels plaide en faveur du fait que chaque maison de repos travaille avec un pharmacien. « Le mieux, c’est bien évidemment un pharmacien se trouvant à proximité. Le rôle du pharmacien est double : il peut tout d’abord contrôler la bonne distribution des médicaments. C’est au pharmacien de développer une structure pour la délivrance des médicaments. Ensuite, un pharmacien peut répondre aux questions urgentes. Il ne doit bien évidemment pas être présent en permanence dans la maison de repos, un passage hebdomadaire peut suffire. Il fournit de la sorte le savoir-faire nécessaire. »

La concurrence augmente

Le marché pharmaceutique pour les personnes âgées brasse des sommes colossales. Une personne âgée dans une maison de repos prend en moyenne 6.2 médicaments par jour. La Belgique recense 129.000 lits pour l’accueil des personnes âgées, ce qui représente une consommation quotidienne de 800.000 médicaments. Avec une moyenne de 50 comprimés environ par boîte, cela représente 16.000 emballages par jour.
« L’approvisionnement des médicaments aux maisons de repos est un marché libre, sauf pour les maisons de repos du CPAS, qui sont approvisionnées par les pharmacies des hôpitaux du CPAS. La majorité des maisons de repos achète toujours ses médicaments auprès du pharmacien le plus proche. Outre les pharmaciens indépendants, les chaînes de pharmacies offrent leurs services d’approvisionnement aux maisons de repos.
Les grandes chaînes gagnent à travailler à une certaine échelle. Pour elles, le bénéfice économique occupe une place centrale, et il n’est plus question d’encadrement personnalisé. A terme, il s’agit d’une évolution indésirable. Les ‘petites’ pharmacies sont bien mieux en mesure d’anticiper les problèmes spécifiques des maisons de repos en collaborant avec les médecins locaux et en offrant des solutions. » Les maisons de repos devront toujours choisir entre un service optimal ou une réduction maximale. « A mes yeux, le modèle de service doit primer, car la qualité du soin est de ce fait garantie, » conclut Francis Nagels.

Info : [email protected]

 
 

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