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L'avenir des infrastructures de soins: l

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L’aménagement du territoire et l’intégration des infrastructures de soins (et de logement) de demain dans leur environnement direct sont deux problèmes auxquels il faudra impérativement trouver une solution. Car comment pourra-t-on créer des structures de soins (et de logement) qui fonctionnent bien et qui sont parfaitement intégrées dans leur environnement, tout en répondant aux besoins en matière de logement des personnes âgées de demain (l’intimité et la réduction de la taille des chambres, l’intégration avec d’autres fonctions qui ne sont pas liées aux soins, une attention accordée aux contacts sociaux pour ainsi lutter contre l’isolement, etc.) et à la demande croissante de « soins invisibles » (intégrer la prestation d’aide et de services dans « l’environnement de soins » et non l’inverse). Les institutions de soins ont-elles leur place dans nos villes et comment pouvons-nous créer une imbrication entre ces structures et leur environnement direct? Il s’agit là d’un objectif que nous voulons réaliser à tout prix durant les années à venir. La différence entre le secteur privé et le secteur public Selon Alfredo De Gregorio (De Gregorio & Partners), ce sont surtout les investisseurs privés qui seront à même d’encourager ces innovations indispensables, étant donné que ce sont eux qui, soucieux du sort des personnes âgées, veulent aller le plus loin dans la recherche de concepts de soins innovants. « Les investisseurs privés avec lesquels nous collaborons, se basent plutôt sur leur passion pour les personnes âgées, ce qui a pour conséquence que les aspects agréables vont primer sur les problèmes pratiques. Récemment, nous avons ainsi livré un centre de services de soins et de logement qui se veut clairement une maison de repos thématique. Ce centre a été conçu comme un hôtel de charme et tente – notamment par le biais de l’intégration d’un café public – de tisser des liens avec l’environnement direct. Les CPAS s’engageront également dans cette voie, mais cela prendra sans doute un peu plus de temps. Les CPAS ont généralement des organisations qui sont un peu plus complexes et leur marge de manœuvre est souvent limitée en raison d’éléments pratiques, tel que le système de nettoyage. Dans les bâtiments des CPAS, il est dès lors beaucoup moins facile de concrétiser de nouvelles idées. Mais ne vous y méprenez pas: un bon CPAS vous permettra d’aller beaucoup plus loin qu’avec un partenaire difficile issu du secteur privé. » Peter Cornoedus (PCP Architects) se rallie entièrement à la thèse de De Gregorio: « Les investisseurs privés semblent plus enclins à rechercher ces liens avec l’environnement direct et à tenir compte des éléments qui dépassent le niveau des soins et du logement (par exemple la proximité d’un réseau de pistes cyclables, les synergies avec les écoles situées dans l’environnement direct et qui sont susceptibles d’y réaliser certains projets, etc.). Un centre de services de soins et de logement ne peut en aucun cas être un centre fermé.” Esprit d’entreprise Jorden Goossenaerts (RDBM) estime toutefois que la stratégie d’exploitation et l’esprit d’entreprise des investisseurs sont beaucoup plus importants que la distinction entre le secteur public et privé. « Force est de constater qu’il existe pas mal de CPAS qui sont prêts à créer des synergies avec l’environnement direct. La superficie de sol brute d’un café ou d’un espace public est généralement assez limitée dans un centre de services de soins et de logement, et ces éléments peuvent donc également parfaitement être réalisés par des CPAS. Le niveau d’imbrication avec l’environnement dépend selon moi entièrement de l’esprit d’entreprise des personnes avec lesquelles vous avez décidé de collaborer. Il faut également savoir que nous avons besoin de tels entrepreneurs, car, à l’avenir, l’intégration d’autres fonctions deviendra une nécessité dans les structures de soins et de logement afin que celles-ci puissent être intégrées de manière optimale dans leur environnement direct. » Le Ministre Vandeurzen réfute également la thèse selon laquelle les CPAS feraient preuve de moins d’innovation: « Je ne crois pas les CPAS soient moins aptes que les institutions privées à lier une nouvelle forme de « petites dimensions » à certaines fatalités sur le plan de l’organisation. L’on comprend mal pourquoi les institutions de CPAS ne pourraient pas être réalisées au même coût et proposer les mêmes services personnalisés que les institutions privées. Je vois de plus en plus de centres de CPAS où les méthodes de travail qui sont suivies dans la pratique permettent d’assurer une excellente prestation de soins. » Programmes hybrides Des soins qui, par le biais d’une meilleure intégration dans l’environnement direct, interviennent dans le développement urbain et communautaire? Pourquoi pas? Pour ce qui est de l’intégration d’autres fonctions dans les centres de services de soins et de logement, les architectes partagent tous le même point de vue : héberger un salon de coiffure, un café, un magasin, etc. dans un centre de services de soins et de logement vous permettra d’y créer une dynamique sociale dont profiteront les résidents et les environs du centre de services. « Personnellement, je crois fortement en de tels programmes hybrides, » indique Jo Berben (a2o). « J’irais même très loin dans ce processus: le mélange de fonctions devrait dépasser l’aménagement traditionnel du centre de services. Pourquoi ne pourrait-on pas intégrer une garderie, des établissements horeca ou des agences de voyages dans nos centres de services de soins et de logement ? A mes yeux, on ne s’engage pas suffisamment dans ce sens en Flandre. Nous n’avons pas de traditions en cette matière, mais on peut encore apprendre pas mal de choses des modèles scandinaves lorsqu’il s’agit d’imbriquer davantage les différents programmes. » Peter Cornoedus est donc également en faveur d’une imbrication renforcée. « Si on veut réaliser une intégration parfaite des centres de services de soins et de logement dans l’environnement direct, il ne suffira pas de seulement intégrer une cafétéria publique, mais plutôt d’opter pour la double utilisation de fonctions (par exemple une salle de réunion pour le quartier), afin de créer ainsi un modèle dynamique qui a sa place dans un quartier. Tout ceci doit déboucher sur une offre très variée, afin de pouvoir proposer plusieurs possibilités en fonction des différents besoins des personnes âgées. » L’emplacement est sacré Afin de pouvoir réaliser cette imbrication, il faut bien évidemment qu’
un
centre de services de soins et de logement soit bien situé. « L’emplacement est sacré », mais où celui-ci se situe-t-il exactement ? Le Ministre Vandeurzen estime que les soins aux personnes âgées ont également leur place dans nos villes et qu’il est en outre également possible d’optimiser l’aménagement du territoire par le biais de rénovations stratégiques dans le domaine des soins : « En effet, la socialisation des soins implique également qu’il y a lieu d’examiner comment des fonctions de soins peuvent être mises en place dans des bâtiments comme les établissement pénitentiaires et les couvents vides qui n’ont plus leur place dans les centres-villes. Les initiatives en matière de soins et de logement peuvent ainsi constituer une opportunité pour réaménager les tissus urbains. » Jorden Goossenaerts (RDBM) estime également que les infrastructures de soins et de logement ont leur place dans le centre d’une ville ou d’un village, mais il constate qu’actuellement, c’est très peu le cas en Flandre: « D’un point de vue social, je ne pense pas qu’il soit judicieux d’aller jusqu’aux extrémités d’un village ou d’une ville, mais je peux parfaitement comprendre que ce choix soit fait en fonction du prix des terrains. En effet, il s’agit là du facteur par excellence qui empêche les personnes âgées d’habiter là où elles le souhaitent vraiment. Si nous voulons réaliser une meilleure intégration des soins dans l’environnement direct et dans la société, je pense que nous devons en premier lieu faire en sorte que les centres de services de soins et de logement puissent être implantés dans les centres des villages ou dans les centres-villes, et ce, par le biais de subsides qui permettent de compenser les prix élevés des terrains et de valoriser la valeur immobilière des nouveaux bâtiments. Nous devons exploiter le besoin de nouvelles infrastructures de soins dans le but d’enfin ancrer efficacement notre patrimoine et notre aménagement du territoire, et ce, en utilisant des gros œuvres intelligents qui, par leur emplacement, leurs performances énergétiques et leurs possibilités flexibles en matière d’aménagement – notamment pour les fonctions de soins, mais également à de nombreuses autres fins – sont par définition durables et dès lors très précieux. » Penser en termes de typologies urbaines Alfredo De Gregorio (De Gregorio & Partners) abonde dans ce sens. Selon lui, l’implantation des centres de services de soins et de logement doit clairement se baser sur une sorte de développement communautaire, bien qu’il estime qu’un emplacement en ville ne constitue pas de condition absolue pour parvenir à cette imbrication tant convoitée : « Nous devons évoluer vers un mélange de soins. D’aucuns sont plutôt en faveur de l’idée d’implanter des campus de soins dans les villes, mais dans ce cas, le risque existe qu’ils se retrouvent de nouveau dans une situation d’isolement. En soi, je ne pense pas que ce contexte urbain soit tellement important. Ce qui importe vraiment selon moi, c’est cette imbrication nécessaire. Peu importe que vous construisiez un centre de services de soins et de logement dans ou dehors de la ville: il faut penser en termes de typologies urbaines et ériger des bâtiments qui sont susceptibles de se voir attribuer d’autres fonctions. Il faut également qu’il y ait certains équipements dans les environs et si tel n’est pas le cas, il incombera aux pouvoirs publics de prendre des mesures de soutien. A Louvain, nous construisons un centre de services de soins et de logement où – avec l’aide de l’université – il y aura un lien entre les personnes âgées, les étudiants, les kinésithérapeutes, les services de bricolage, etc. Cette excellente intégration a eu pour conséquence que le promoteur a fait le choix de réaliser des projets d’occupation à vie dans un peu plus de 25% des logements. La société tire bien évidemment profit de ce genre de concepts, étant donné que les personnes âgées pourront encore rester chez elles plus longtemps. Telle est la clé du succès : encourager les promoteurs à collaborer à votre projet ambitieux, à savoir la réalisation de soins intégrés! » Banderoles « Pourquoi ne pourrait-on pas intégrer une garderie, des établissements horeca ou des agences de voyages dans nos centres de services de soins et de logement ? » En collaboration avec Architectura.be (www.architectura.be) Troisième partie : L’architecture des soins : une matière réservée aux spécialistes ou faut-il une nouvelle vision ?

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