Typ om te zoeken

Geen onderdeel van een categorie

Les Cliniques Saint-Luc de plus en plus actives sur le RSB

Delen

L’implémentation du dossier médical informatisé dans les hôpitaux bruxellois a pris un peu de temps. Désormais, le dispositif gagne du terrain et attire de plus en plus d’intéressés. Avec plusieurs millions de documents publiés, les Cliniques universitaires Saint-Luc Bruxelles (UCL) figurent parmi les meilleurs élèves des hôpitaux actifs sur le Réseau Santé bruxellois (RSB).
Lire aussi: Le Réseau Santé Bruxellois en progression
 
Malgré des débuts difficiles, les Cliniques universitaires Saint-Luc Bruxelles (UCL) sont désormais engagées de pied ferme dans le partage des données de santé à travers le Réseau Santé Bruxellois (RSB). Leur volonté est d’inciter un maximum de médecins et de patients à se rallier au développement du dossier médical partagé. Dr. Dominique Gonze, Chef de Projets Informatiques au département informatique des Cliniques Saint-Luc, nous explique la manière dont le dispositif a été mis en place au sein de l’institution et son évolution à ce jour.
 

Depuis quand les Cliniques universitaires Saint-Luc Bruxelles participent-elles activement au RSB ?

Notre hôpital participe au projet Abrumet depuis 2007. La première publication de documents n’a cependant eu lieu que le 6 décembre 2013. L’instauration du système a été longue pour plusieurs raisons. La première difficulté était d’ordre budgétaire. Nous n’avons reçu quasi aucun subside, à l’époque, pour développer tout ce qui était nécessaire pour le bon fonctionnement du projet. Le RSB représentait une charge de travail supérieure pour l’équipe du département informatique qui a déjà beaucoup de choses à faire par ailleurs. Manque de ressources, charge de travail supplémentaire, voilà donc ce qui nous a ralentis en premier lieu.
 
Ensuite, il a fallu que les patients s’inscrivent sur le réseau, de même que les médecins généralistes, et que les hôpitaux fassent le nécessaire au niveau informatique pour rendre les documents accessibles. Tout s’est opéré de manière très lente et les gens ont fini par se décourager. Au cours des quatre dernières années, les médecins hospitaliers ont essayé de se connecter à plusieurs reprises au réseau. Comme le système ne fonctionnait jamais, ils n’ont pas pris l’outil au sérieux et s’en sont détachés.
 

Comment le RSB avait-il initialement été accueilli  par les membres du personnel de l’hôpital ?

L’idée avait été acceptée favorablement. Mais puisque la mise en place de l’outil a été longue et laborieuse, de nombreux médecins ont cessé d’y croire. A présent, le système d’échange des données médicales fonctionne très bien et nous souhaitons renverser la vapeur. Nous venons d’ailleurs de mettre en exergue Abrumet dans notre dossier médical central afin d’encourager le médecin à aller consulter les documents. Le système était opérationnel depuis plus d’un an, mais nous venons de le changer de place afin de le rendre plus visible. Depuis cette nouveauté, qui date de juillet dernier, les accès au RSB augmentent.
 

Pour quelles raisons les Cliniques universitaires Saint-Luc Bruxelles estiment important de participer activement au RSB ?

Pour les médecins de l’institution, le grand avantage du RSB est qu’il leur permet d’avoir accès à l’ensemble du dossier médical du patient. Ils peuvent disposer facilement des documents de santé de tous les hôpitaux, et même des médecins généralistes puisque ces derniers peuvent aussi publier des résumés cliniques, appelés SumEHR. Actuellement, ce sont surtout les documents de type courrier médical, notes cliniques, etc., qui sont disponibles mais bientôt, ils auront aussi la possibilité de consulter les images et protocoles radiologiques.
 
Tous ces documents sont directement accessibles depuis notre logiciel médical central. Il n’est donc plus nécessaire d’importer les CD des autres hôpitaux ou de demander aux patients d’apporter leurs radios. Et cela évite de répéter des examens déjà réalisés. Ce dernier aspect est surtout bénéfique pour l’INAMI (Institut National d’Assurance Maladie-Invalidité), mais il mérite d’être évoqué. De notre côté, nous considérons que le partage des données médicales est surtout important pour l’amélioration de la qualité des soins de santé.
 

Comment s’effectue l’inscription des médecins et des patients au sein de votre institution ?

En ce qui concerne les médecins, nous avons choisi le principe du « opt-out ». Quand un médecin est employé à Saint-Luc, il est automatiquement inscrit au RSB. S’il ne désire pas en faire partie, il doit simplement nous en faire part. Il est donc possible de ne pas intégrer le réseau mais, jusqu’à ce jour, personne ne s’y est opposé.
 
Pour les patients, le choix s’est porté sur un « opt-in light ». Lorsque le patient se présente à l’accueil de l’hôpital pour la première fois, on lui explique en quoi consiste le partage du dossier médical et on lui demande s’il souhaite ou non y souscrire, ou s’il désire y réfléchir. S’il accepte, l’employé de l’admission enregistre le patient et, dès cet instant, il est inscrit automatiquement. Contrairement à l’« opt-in » classique, le patient, ici, ne signe pas de papier. Le patient peut aussi s’inscrire de chez lui, ou chez son médecin généraliste.
 
Nous encourageons vraiment les patients et les médecins de l’hôpital à souscrire au RSB. Nous avons déposé de grands flyers explicatifs de l’outil dans le hall d’entrée, de petits flyers dans tous les lieux de consultations, et des informations à ce sujet sont disponibles sur notre site Internet.
 

Les Cliniques Saint-Luc publient déjà beaucoup de documents. Quid de la consultation ? Le procédé, chez vous, commence-t-il à se généraliser ?

Dans notre hôpital, l’enregistrement du document est automatique, sauf en ce qui concerne les assistants. Pour être publié à l’extérieur, le document rédigé par un assistant doit être validé par le superviseur. Nous avons déjà publié des millions de documents. Nous figurons d’ailleurs parmi les trois hôpitaux bruxellois les plus actifs en matière de documents publiés. Nous sommes donc un bon élève.
 
Quant à la consultation des documents, elle est encore un peu laborieuse pour le moment. Nous essayons d’augmenter le nombre de consultations à l’intérieur de l’hôpital mais nous sommes confrontés à la résistance au changement. Comme lors de chaque situation nouvelle, il faut amener le personnel à changer ses habitudes. Cela viendra, mais il faut être un peu patient.
 
Photo: Dr. Dominique Gonze, Chef de Projets Informatiques au département informatique des Cliniques Saint-Luc. © Cécile Quenum, studio Traces de Lumière
 

Geef een reactie