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Memisa au Bénin Entretien avec Marc Vervenne et Pascale Van Assche

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Pendant plus de 20 ans, Marc Vervenne a enseigné comme professeur visiteur à l’Université de Kinshasa et a été plusieurs fois en mission au Bénin, Cameroun, Congo, Rwanda, Ethiopie… Le 1er janvier 2014, il a succédé à Pascale Van Assche et est devenu président de la Fondation. Il a accepté cette fonction en raison de la méthodologie professionnelle et synoptique de la Fondation, son important ancrage social au Bénin et la perspective de pouvoir coopérer en synergie avec Memisa et LUMOS (Université de Louvain).
Comment la Fondation Hubi & Vinciane a-t-elle vu le jour ?
La fondation a été créée en 1982 en mémoire du Dr Hubi Adriaens et Vinciane Van Assche. A l’époque, Hubi avait travaillé, pour Memisa Pays-Bas, en tant que médecin/chirurgien dans deux hôpitaux de zone au Bénin. Vinciane, sa fiancée, lui rendait visite régulièrement et donnait notamment cours dans plusieurs écoles locales. Au retour de l’un de leurs voyages en 1981, leur avion s’écrasa. Les familles de Hubi et Vinciane ont alors décidé de poursuivre l’œuvre de toute la vie de leurs enfants par le biais de la Fondation. Au début, la Fondation recueillait principalement des dons pour l’hôpital de Papané dans lequel Hubi avait travaillé. Plus tard, l’hôpital de Boko a également été inclus dans l’opération.
Dès le départ, nous nous sommes efforcés d’obtenir des financements grâce à des partenariats avec des ONG. Tout d’abord, nous avons obtenu des fonds de l’Union européenne, puis de Degos (actuellement DGD), moyennant notre coopération avec l’ONG CDI Bwamanda, appelée maintenant Congodorpen. Grâce à ces financements, notre budget a triplé et nous sommes devenus un partenaire de plus en plus important au Bénin. Parallèlement à la croissance de la Fondation, les hôpitaux de Boko et Papané ont prospéré également. Davantage de personnel pouvait être recruté, et la qualité des soins s’est améliorée.
A côté de l’appui aux hôpitaux, nous soutenons également des projets éducatifs et agricoles. De cette façon, nous faisons du «développement régional» dans la région de Parakou. Nous appuyons les projets d’agriculture pour augmenter le revenu de la population locale, mais aussi pour aider à lutter contre la malnutrition. Pour réaliser notre programme et pour travailler en synergie, nous nous appuyons sur des partenaires locaux et nous nous concertons avec les ministères locaux.
Quel est l’objectif de la Fondation ?
Nous voulons faire en sorte que les conditions de vie des populations dans les environs de Parakou s’améliorent. Non seulement en leur offrant de l’aide, mais surtout en les formant et en les encourageant à chercher des solutions.
Pourquoi la Fondation choisit-elle de travailler avec Memisa ?
Depuis longtemps déjà, nous voulions collaborer avec Memisa. D’une part, pour un motif historique : Hubi avait été envoyé par Memisa Pays-Bas comme médecin/chirurgien, ce qui est important d’un point de vue émotionnel. D’autre part, notre objectif principal demeure les soins de santé, et Memisa, en tant qu’ONG médicale importante, peut nous faire profiter de son expertise. Et lors d’un entretien avec Frank De Paepe (Directeur Général de Memisa), il s’est avéré que Memisa était intéressée de collaborer sur un projet au Bénin.
En quoi consiste la collaboration avec Memisa ?
Avec Memisa, nous allons appuyer la structure et la gestion des hôpitaux de Papane et de Boko. Nous offrirons également une aide opérationnelle, par laquelle nous voulons développer les services de pédiatrie et de maternité. De cette façon, nous pourrons améliorer aussi bien la qualité des soins que l’infrastructure.
Une nouvelle orientation se dessine également, du fait que la coopération avec des centres médicaux des environs sera optimisée.
Au Bénin, il existe 27 zones de santé, dont chacune dispose de son propre hôpital de zone. A chaque hôpital de zone sont associés 2 ou 3 centres médicaux et une dizaine d’Unités Villageoises Sanitaires (UVS). L’objectif est d’améliorer le référencement entre les différentes institutions et d’augmenter la qualité des soins de ces centres médicaux et UVS de sorte que, dans les villages également, le soutien médical nécessaire puisse être fourni. Le projet au Bénin sera mis en œuvre par le partenaire local, AMCES. De quelle manière êtes-vous entré en contact avec AMCES ?
AMCES est une organisation indépendante qui représente tous les hôpitaux non-gouvernementaux. L’organisation fait pression sur le ministère de la Santé pour offrir également un soutien aux hôpitaux non-gouvernementaux et les inclure dans leur programme. AMCES fonctionne sur base de la contribution des 17 hôpitaux qui lui sont associés.
Nous connaissons AMCES depuis longtemps. C’est Frank De Paepe (Directeur Général de Memisa) qui, avec quelques collègues, a créé AMCES en 1985. AMCES est une organisation très professionnelle, et reconnue comme un acteur dans le secteur de la santé au Bénin. Ils font un bon lobbying et ont un fort impact sur la politique. Dans le projet de collaboration avec Memisa, AMCES accompagnera les formations structurelles dans les centres médicaux. Grâce à l’appui du nouveau programme de Memisa, AMCES peut ouvrir un bureau à Parakou, en plus de celui de Cotonou.
Qu’attendez- vous de la collaboration avec Memisa ?
En tant que Fondation, nous avons pu acquérir beaucoup d’expérience au Bénin. En conséquence, nous avons de bonnes relations avec l’archevêque et avec les autorités nationales et locales. Nous avons également un impact sur la gestion des hôpitaux que nous soutenons. Memisa, en tant qu’ONG, possède une vaste expérience dans le domaine des soins de santé en Afrique, ce qui est essentiel pour que tout se passe bien. Grâce à ces atouts, nous pouvons travailler en synergie.
Dans quelle mesure, cet appui aux hôpitaux est-il durable ?
En faisant la promotion de l’agriculture locale, nous assurons un revenu pour la population locale, ce qui lui permet de payer ses soins médicaux. Les hôpitaux peuvent ainsi financer eux-mêmes 80% de leurs dépenses. Ils ne peuvent cependant pas faire d’investissements importants.
Avec le soutien des écoles locales des environs, nous assurons l’édification durable des connaissances. Dans le collège de Tchaourou, un programme est en cours, par lequel trois bourses d’études sont attribuées chaque année en économie, en médecine et en ingénierie en équipement médical. A travers ces formations spécifiques, nous contribuons à améliorer la qualité des soins dans les hôpitaux.
Quel est le rôle de l’archidiocèse en tant que propriétaire de ces hôpitaux ?
L’archidiocèse supervise les opérations financières des hôpitaux et effectue régulièrement des audits. La partie opérationnelle est également sous sa responsabilité. L’archevêque est le président du conseil d’administration, de sorte qu’il suit toutes les activités au sein des hôpitaux.
Quel rôle Memisa et AMCES joueront-ils dans l’avenir ?
AMCES, en tant que partenaire local, suivra les activités de très près, donnera des conseils et effectuera des ajustements si cela s’avère nécessaire. Memisa et la Fondation Hubi & Vinciane appuieront ensemble le projet et en assureront le suivi.

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