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“Plus de dialogue, sur la base de données plus transparentes”

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Vlerick Healthcare Conference 2015
La deuxième Vlerick Healthcare Conference, qui se tiendra à Bruxelles le 29 octobre prochain, promet de donner lieu à de passionnantes discussions sur un sujet brûlant de la réforme du paysage des soins de santé : le besoin de plus de transparence et de mise en réseau. Conversation avec le professeur Walter Van Dyck, directeur du Vlerick Healthcare Management Centre, sur l’importance des best practices du business management pour rendre notre paysage des soins de santé plus sain économiquement et plus accessible.
Professeur, évoquons d’abord le rôle de la Vlerick Business School dans la gestion des soins de santé. Qu’est-ce qui vous motive à organiser cette conférence ?
“Vlerick possède un objectif générique – en tant qu’école de commerce, nous sommes actifs dans tous les secteurs. C’est également la raison pour laquelle nous attirons tant d’étudiants. L’an dernier, nous avons défini trois secteurs que nous souhaitions connecter, parce que making connections est la base de notre fonctionnement. Il s’agit de Finance, Energy & Utilities et Healthcare. Quels sont les cadres réglementaires qui relient ces secteurs et comment est-il possible de les coupler ? Ce sont trois secteurs qui utilisent des stratégies non marchandes, qui concernent les pouvoirs publics et la société. Plus de 10 pour cent du PIB sont consacrés aux soins de santé. Les soins de santé sont donc un groupe cible important, qui est très intéressant et mérite que l’on s’y spécialise. C’est le cas également sur le plan de la recherche, comme avec notre récente étude sur l’accès au marché pour la precision medicine oncologique, que nous avons publiée cet été. Comment se déroulent les négociations ? Comment concilier le but lucratif du prestataire avec les limites budgétaires des pouvoirs publics, des patients et des hôpitaux ? C’est un débat de société qui est fort présent actuellement. En tant qu’école de commerce, nous jouons un rôle indépendant dans ce débat. Tant l’industrie que les hôpitaux, les médecins et les clients – pouvoirs publics et patients – constituent nos groupes cibles. Cette neutralité fait de nous un partenaire particulièrement intéressant pour bâtir des ponts. Nous ne défendons pas les intérêts de l’une ou l’autre partie.”
Tout comme un manager d’hôpital, qui s’efforce de créer un équilibre entre tous ces intérêts divergents.
“Je le répète, making connections est notre mission. C’est la base de nos formations. Le trajet Management pour le professionnel de la santé s’adresse à des managers et des médecins actifs en milieu hospitalier. Nous attirons surtout des médecins qui siègent par exemple au sein d’un conseil médical et qui souhaitent affûter leurs connaissances en business. La formation est consolidée par les recherches menées par notre research center MINOZ, notamment à propos de questions opérationnelles. Le management de la pharmacie hospitalière, par exemple : comment se déroulent les flux et comment est-il possible de les faire évoluer ? Nous étudions également le rescheduling du bloc opératoire. En réalité, mon département, Technology et Operations Management, a évolué du management d’entreprises vers les services… et un hôpital est bien entendu typiquement un environnement de services. Nous réalisons des modèles mathématiques de processus, afin de définir les formes d’organisation les plus efficaces. Nous y introduisons également des paramètres tels que le facteur humain ou le financement. Nous évaluons l’ensemble de la manière la plus qualitative possible. Cette modélisation mathématique des processus, nous l’appliquons désormais également dans l’innovation en soins de santé : c’est le Health Technology Assessment (HTA). Afin de concevoir des médicaments rentables, nous nous basons sur la recherche fondamentale de nos deux universités mères, de Louvain et de Gand, où différents étudiants font un doctorat consacré au HTA. De là découlent ensuite de nouveaux volets de formations. Nos formations en croissance sont les MBA et les masters post master dans lesquels nous introduisons des parcours spécialisés. Au sein du MBA, nous voulons parvenir à court terme à un Major in Healthcare. Dans la formation de master, nous prévoyons des bootcamps de trois semaines, au cours desquels un problème précis d’intégration de différents domaines doit être résolu, par exemple la réalisation d’études cliniques ou la rédaction d’un plan d’affaires pour un nouveau médicament, qui a un impact sur les budgets de l’hôpital. Pour calculer le business case de médicaments, il faut tenir compte de la population, de l’impact sur le budget, du besoin de recherche… c’est très intéressant pour des professionnels avec une base biomédicale. Dans les formations exécutives, nous possédons déjà depuis longtemps un programme de management hospitalier. Nous voulons maintenant le peaufiner internationalement. La Belgique possède une excellente réputation à l’échelle mondiale en matière de management hospitalier et de pharmacie. La conclusion d’accords de recherche avec des institutions telles que la Cornell University (Etats-Unis) s’inscrit dans cette logique.”
Comment la conférence reflète-t-elle une image claire des domaines des soins de santé dans lesquels Vlerick est active ?
“Notre ADN en tant qu’école de commerce internationale en dit effectivement déjà long sur ce que nous attendons de cette Health Care Conference. Je suis professeur de technologie et de management en innovation, une spécialisation au sein du business management, et je suis président du cluster Technology Management et Operations. Nos domaines de prédilection sont l’ICT, l’Operations and Supply Chain Management, ainsi que l’innovation. Et le secteur médical en a grandement besoin. La pharmaceutique, la biotechnologie et la technologie médicale, de même que l’interaction des producteurs avec le système des soins de santé, sont mes domaines de recherche. Au sein du département, nous nous intéressons également aux prestataires de soins de santé – management, financement et management opérationnel des hôpitaux. Ces différentes activités reflètent très bien les sujets qui seront abordés au cours de la conférence. En outre, nous avons créé l’an dernier le Healthcare Management Centre, avec l’ambition de rassembler les différente parties et les professionnels des soins de santé autour de sujets tels que l’organisation patient centered des établissements de soins ou le financement des médicaments onéreux… ce travail se reflète également dans le programme de la conférence.”
“Le besoin de réformes de nos soins de santé est important. Comme l’affirme Peter Degadt, Directeur de Zorgnet (voir l’édition précédente d’Actual Care), la technologie de l’information constitue la base d’une réforme vers une structure en réseau plus efficace de nos hôpitaux. L’IT est une condition sine qua non à l’innovation et aux nouvelles technologies grâce auxquelles nous pourrons garantir le caractère payable de notre système. Le premier volet de la conférence est donc intitulé Managing information technology in an evolving care landscape. Le benchmarking de l’ICT, de même que la numérisation et l’échange des données du dossier des patients sont absolument cruciaux. Nous sommes totalement sur la même ligne. Le second volet de la conférence s’intéresse à la nécessité d’une meilleure accessibilité pour pouvoir innover. L’IT y joue aussi un rôle moteur, parce qu’il s’agit d’une infrastructure et d’un monitoring qui permet de prendre des décisions sur la base d’un maximum de real world evidence, c’est-à-dire de données concrètes. Le degré de disponibilité de l’information a une grande influence sur le caractère abordable des nouvelles technologies, parce qu’il faut savoir qui paie le risque. Le HTA doit donc jouer un rôle important lors du processus de conception et lors de la correction des prix du marché. Un exemple ? Sur la base de l’article 81 de l’AR de 2010, un accès rapide à un médicament est proposé. Mais le risque est élevé, l’Inami demande un monitoring et vous ignorez si vous obtiendrez l’efficacité souhaitée. Sur le plan international, nous constatons dans ce cas que les risk based entry agreements rendent les médicaments onéreux plus rapidement accessibles pour les patients, tout en parvenant à maintenir les risques élevés sous contrôle. Là aussi, nous nous efforçons de faire tomber les cloisons entre les différentes parties prenantes. L’Inami est le client des entreprises pharmaceutiques, mais cela n’implique pas une collaboration automatique entre eux. Pourtant, tous deux ont besoin d’une infrastructure IT permettant que les plaintes soient également vérifiées. Les pouvoirs publics le veulent également, pour pouvoir intervenir en corrigeant les prix, de même que l’entreprise pharmaceutique, pour pouvoir évaluer correctement la fixation des prix.
Concrètement, cela signifie que les mutualités doivent mettre leurs données à disposition, notamment, de l’industrie pharmaceutique : c’est un point sensible. Par ailleurs, les médecins doivent aussi introduire systématiquement les données dans les dossiers des patients, ce qui ne coule pas davantage de source. Prenons un exemple tiré de notre étude : precision medicine est la combinaison d’une thérapie et d’un diagnostic. Mais un test et un médicament ne sont pas admis par un seul et même comité. Et regardez : il n’existe pas de concertation systématique entre le Conseil technique médical et la Commission de remboursement des médicaments au sujet de leurs admissions respectives. De plus, des oncologues et des experts en matières sociales pourraient également avoir leur mot à dire dans l’évaluation. Des notions telles que la transversalité ou la gestion de portefeuille, qui sont monnaie courante dans le privé, doivent également le devenir dans les soins de santé. Une meilleure accessibilité requiert une meilleure cohérence entre les parties prenantes et un revirement total de leur manière de penser. Cela n’arrivera d’ailleurs que si tout le monde en tire profit. Concilier tous ces intérêts soi-disant contradictoires revient à marcher sur des œufs, mais Vlerick entend faciliter cette discussion, et en rendre compte afin d’informer et d’influer sur les politiques qui sont menées.”
Que comporte, selon vous, l’essence de la réforme du secteur des soins de santé ?
“Du côté du prestataire de soins, je pense que la gestion des réseaux deviendra essentielle, tout comme bien entendu les structures IT qui permettront cette gestion. En la matière, on donne souvent sa bénédiction sur les principes, mais cela ne va pas plus loin (rires). Sur le plan de la technologie médicale, je pense qu’il importera de trouver une meilleure cohérence entre l’industrie et les pouvoirs publics, afin que les médicaments restent abordables. Les pouvoirs publics doivent pouvoir faire des prévisions à plus long terme et mieux budgétiser, tandis que l’industrie doit devenir plus transparente. La clé, c’est donc de la transparence pour plus d’efficacité. Plus de dialogue sur la base de données transparentes.”
Quels orateurs ou sujets attendez-vous tout particulièrement ?
“A la fin du troisième volet se tiendra un débat sur le thème Healthcare provider based innovation, consacré à la vision de l’hôpital – ou plus généralement des soins de santé – de l’avenir, par Jan Kimpen, manager en soins de santé. Il a beau travailler aux Pays-Bas, il est Belge (rires). A ce stade, il est surtout important de regarder tout ce qui se passe au-delà de nos frontières sur le plan opérationnel, dans les hôpitaux et dans le secteur des soins de santé en général. Nous avons programmé Jan Kimpen en tant que keynote speaker à la fin de la conférence. A ne pas manquer ! Il sera certainement très intéressant d’entendre Jan Kimpen sur la manière dont les hôpitaux peuvent non seulement s’organiser plus efficacement, mais aussi introduire une réflexion sur le business et sur la concurrence et l’innovation. Personnellement, j’attends également une contribution intéressante de la part de Panos Kanavos (London School of Economics), qui évoquera – en partant du point de vue du secteur pharmaceutique – les risk based market entry agreements. L’Italie est en avance sur le plan de la Real World Evidence et j’attends donc également avec intérêt l’intervention du Dr. Paolo Sivieri Daniele. La vision que l’on a à l’étranger – aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Italie – de l’innovation en soins de santé me passionne. Et pour un état des lieux de la politique générale et des réformes dans notre propre pays, le discours d’ouverture de la ministre De Block vaudra naturellement aussi le détour.”
Une dernière question: en quoi cette deuxième édition diffère-t-elle surtout de la première ?
“La première édition a permis d’instaurer pour la première fois une écoute mutuelle. Nous avions alors évoqué en détail le thème central du financement. A l’époque déjà, ma collègue Katrien Kesteloot avait pointé l’importance des réseaux. L’idée était qu’un représentant du secteur pharmaceutique puisse bien percevoir les besoins d’un hôpital, et vice versa. Après cette phase de reconnaissance, nous allons maintenant nous transmettre mutuellement des leviers pour plus de transparence. Quand on parle de making connections !
Inscriptions et renseignements complémentaires: http://www.vlerick.com/en/programmes/management-programmes/special-industries-healthcare-management/vlerick-healthcare-conference

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