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Vivalia pour le Luxembourg

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Le Luxembourg couvre 4.400 km2 mais ne compte que 300.000 habitants, répartis de manière peu homogène : la région d’Arlon est peuplée et le Nord connaît un léger boom mais la large zone centrale est très peu peuplée. Peu de médecins sont enclins à s’y installer, ce qui limite l’offre médicale. Or, les distances sont énormes : 100 km séparent Virton de Marche, par exemple. Les travaux et les conditions hivernales plus rudes compliquent les problèmes de transport, particulièrement ennuyeux en matière d’urgences. « Nous voulons offrir une prise en charge de réanimation endéans les 15 minutes, 5 si possible », explique le Dr Robert de Fays, Directeur en charge des Affaires médico-hospitalières de Vivalia. « Nos hôpitaux ne sont plus concurrents, ce qui nous permet de mieux travailler. Nous devons constamment adapter la législation à notre particularité géographique. L’aide médicale urgente s’organise différemment ici: les ambulances partent d’un poste avancé, le service incendie. Sinon, elles arriveraient trop tard. Nous avons recours aux SMUR, des ambulances médicalisées, mais aussi aux PIT, qui n’ont pas de médecin mais un infirmier spécialisé. Nous étudions aussi l’amélioration de la couverture héliportée. »
Moins d’hôpitaux généraux
La première tâche des prochains édiles communaux consistera à décider combien d’hôpitaux généraux resteront en fonction en 2013 car le Luxembourg est soumis aux mêmes mesures d’économie que le reste du pays, même si elles peuvent être particulièrement néfastes, suite à l’étendue de la région. Des trois sites généraux, un pourrait disparaître et avec lui le service des urgences et de chirurgie. « Nous devons apaiser les inquiétudes de la population et veiller à ce que les urgences restent au point mais aussi mettre l’accent sur les soins à caractère de proximité », précise le Dr de Fays. « Je pense à la revalidation, à la gériatrie. Malgré la petite taille de nos hôpitaux, nous avons besoin de matériel lourd. Il est clair qu’une greffe du foie ou du cœur ne se déroule pas ici mais des services tels que la radiothérapie, la procréation médicale assistée, clinique du sein doivent être proches des patients. Il est impensable d’obliger des malades soumis à des traitements déjà pénibles à parcourir de nombreux kilomètres. Nous avons deux appareils de résonance magnétique, il nous en faudrait un troisième. »
Le problème de la proximité se pose aussi en gériatrie. Les MS et les MRS de 40 à 60 lits sont trop petites et soumises à trop de frais fixes pour être rentables mais il faut veiller à ce que les personnes qui y sont admises pour la fin de leur vie ne soient pas trop éloignées de leurs familles ni de leurs racines. « Nous réalisons des économies en regroupant ces maisons, en augmentant leur capacité et en diminuant leur nombre mais en effet, nous devons conserver une certaine proximité géographique. »
(encadré)
Depuis le 1er janvier 2009, Vivalia regroupe en une intercommunale unique sept sites hospitaliers, une polyclinique et quatre Maisons de Repos et Maisons de Repos et de Soins ainsi que des Habitations Protégées et une Maison de Soins Psychiatriques. Cette entité de 1472 lits emploie plus de 3300 personnes et s’adjoint les services de près de 400 médecins spécialisés. L’intercommunale est également partenaire de la province de Luxembourg et du Sud Namurois. Son objectif est d’optimaliser la couverture médico-hospitalière dans la région et de résoudre les problèmes liés aux distances. Il existe aussi une collaboration transfrontalière entre Longwy et Arlon. Ainsi, le SMUR français intervient sur Athus. Chaque région (Nord-Sud-Centre) dispose d’un hôpital aigu et d’un site plutôt destiné à la revalidation mais sans urgences ni chirurgie.
Pascale Pierard

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